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"Happy feminism"

March 10, 2016

Une petite histoire pour commencer.

 

Dans une autre vie, j'étais présidente d'un club d'entreprises. Une belle asso : 200 entreprises adhérentes, 2 "permanentes", des évènements organisés très régulièrement, des mandats dans des institutions...

 

Un jour, lors d'un déjeuner entre chefs d'entreprises, je me retrouve assise à la gauche d'un élu d'une petite ville.

 

Histoire de détendre un peu l'atmosphère, je tente quelques traits d'humour et lance la conversation sur ce qui nous est servi.

 

Nous sommes dans un resto plutôt réputé pour la qualité de ses plats et me voilà qui m'interroge, sur le ton de la rigolade, sur ce que nous mangeons. Non seulement ça n'est vraiment pas terrible, mais en plus nous sommes plusieurs à avoir des difficultés à identifier de quelle viande il s'agit. Ça la fout mal pour le resto, mais je n'en fais pas un drame non plus.

 

_ Comment ça, vous ne savez pas de quelle viande il s'agit ?, me rétorque l'élu avec la bienveillance du berger allemand d'un agent de sécu.

 

_ Hé bien, heu, oui, je suis désolée, mais je suis incapable de dire avec certitude ce que c'est...

 

_ Mais ! vous ne cuisinez pas ??, s'indigne-t-il.

 

Il commence à me pomper l'air. Pourtant, prise de court, je continue à bafouiller que non, désolée.

 

_ Ha, ces femmes modernes !

 

Le coup, porté avec toute l'assurance d'un Crétinus Magisticus, me terrasse. Je fulmine. Et pourtant, ce n'est que plus tard, que je ressasserai ce que j'aurais dû lui répondre avec désinvolture. Quelque chose comme : "Ha, ces hommes rétrogrades !". Bref, l'enthousiasme du déjeuner et la légèreté du début de repas, s'enfoncent dans cette daube gluante et indescriptible.

 

Certains diront que je n'ai pas d'humour. C'est mal me connaître ;-) Franchement, au ton que cet élu a employé, pas moyen de se méprendre malheureusement. J'avais bel et bien affaire à un mi-vieux de la vieille, capable de sortir une telle ânerie en public, mais qui jurera toujours à qui veut l'entendre que, Grand Dieu non, il n'est pas macho pour deux sous.

 

En fait, ça peut paraître con, comme ça, mais cet épisode anodin, a marqué à jamais ma mémoire. Rien de traumatisant à première vue. Pas d'agression physique. Pas de quoi porter plainte. Ça pourrait même prêter à rire. Oui mais voilà, des années plus tard, j'entends encore sa voix bourrue me siffler dans les oreilles.

 

J'y ai pensé. Repensé. Re-repensé. Ce genre d'homme est tellement éloigné de mon mâââri Franck, de mes amis hommes, des hommes "modernes", pourrait-on dire ;-) que j'ai le plaisir de côtoyer au quotidien.

 

Alors je me suis interrogée sur le féminisme.

 

J'ai lu 2-3 trucs, je suis allée sur des blogs, j'ai lu des portraits de féministes. Je ne me suis jamais vraiment reconnue dans les revendications de la plupart d'entre elles. Enfin, si. La plupart de leurs revendications sont de nobles causes à porter. Elles sont le signe du malaise qui règne encore, de la difficulté d'être une femme malgré les avancées que l'on a connues ces 100 dernières années.

 

Mais, ce qui m'a sauté à la figure, c'est le caractère élitiste de beaucoup d'écrits à ce sujet. J'ai eu le sentiment qu'on rendait inaccessibles des pensées essentielles. Que beaucoup de femmes pourraient être hermétiques à la forme, très théoricienne. De plus,

 

beaucoup de mouvements féministes travaillent en opposition, voire en lutte, contre les hommes.

 

Pourtant ce n'est pas en s'opposant aux hommes que les femmes parviendront à l'équigalité.

 

Heu... c'est quoi, l'équigalité ? Ha, ça ? :-) Bah, juste un mot qui serait la contraction d' "égalité" et d' "équité". On pourrait lui préférer "égaquité" par exemple (lequel vous préférez, vous ? :-)

 

Oui, parce que pour les salaires, il faut l'égalité. Pas de discussion possible. Plus de sujet. Idem pour les postes dans les Conseils d'administration, et toute institution qui prend des décisions. En gros, partout où on parle de quantités (en nombre de postes, en nombre de dollarsssss...), on doit avoir l'égalité

 

Mais il ne me viendrait pas à l'idée de nier l'évidence : on n'est pas complètement foutu pareil, un homme et une femme, vous avez remarqué ? Si mon mec me porterait assez facilement sur son dos, je ne crois pas pouvoir faire l'inverse... Et jusqu'à preuve du contraire, on n'est pas chez les hippocampes, et ce sont toujours les femmes qui "portent la vie" (oui, des fois, je suis un peu poète - pouet pouet).

 

Bref, on est différent, et c'est très bien comme ça, on se complète. Dans ces cas-là, c'est plutôt d'équité dont nous avons besoin. Que, connaissant les points forts de chacun, on valorise hommes et femmes pour ce qu'ils sont capables de faire. Plus question de dire que tel ou tel métier est réservé aux hommes ou aux femmes. Mais plutôt d'adapter les conditions dans lesquelles ils sont faits, pour que chacun apporte ses atouts et ses compétences.

 

Enfin, ce constat que c'est sale, caca, tabou, mal vu, pas bien, de se dire "féministe", ça fait grave chxxx. Mais pourquoi c'est sale, caca, tabou, mal vu, pas bien, dans l'esprit de beaucoup de gens, hommes et femmes confondus ? Tout simplement parce qu'on n'a toujours entendu que les féministes qui avaient la plus grande gueule, voire qui en avaient le plus bavé de la part d'hommes indélicats.

 

Mais les vilains machos sont, heureusement, en voie de disparition. Du moins dans nos contrées.

 

Quel dommage que beaucoup de femmes _et d'hommes !, s'interdisent d'être féministes, parce qu'ils ne veulent pas être assimilés à des formes extrémistes de prédicatrices d'une autre époque ! À un moment, j'ai l'impression qu'on a le choix entre les FEMEN, qui certes, semblent faire bouger des choses, mais à quel prix ! et les mouvements de jeunes filles effarouchées, furieusement attachées à la religion, pour qui la couronne de fleurs d'oranger est le seul couvre-chef acceptable et le mariage la seule porte d'entrée vers la sexualité (wahou, trop fun).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chacun a le pouvoir de faire changer les choses. Je rêve d'un monde où la majorité aurait la parole, pour porter une voix plus nuancée, plus juste, plus efficace, plus ancrée dans la réalité quotidienne. Il m'est insupportable de lire encore ce matin que 15.000.000 (WTF) de mineures seront encore mariées cette année (contre leur gré la plupart du temps, il va sans dire). Que pouvons-nous faire ? J'aimerais que chaque femme se sente libre de ses choix, puisse sereinement assumer son envie d'être elle-même, sans peur d'être jugée. Pour cela, sans doute faut-il faire beaucoup de pédagogie, utiliser la puissance d'internet pour diffuser l'idée que les femmes méritent évidemment de gagner leur liberté, en France et partout ailleurs.

 

Je kiffe l'idée qu'on puisse faire la promotion d'un "autre" féminisme, simple, gai, fier de ses couleurs, bigarré et pourtant harmonieux, cohérent dans son envie de vivre heureux ensemble.

 

Et que ces idées progressent, le plus pacifiquement possible, par "capillarité" ; que des discussions entre amis, en soirée, autour d'un café, soient l'occasion de faire bouger les choses, petit à petit, brique après brique. Que les plus machos se retrouvent peu à peu isolés, avec comme seule issue de s'adapter, de faire des efforts, et pourquoi pas, de comprendre qu'ils se méprennent. Et qu'en méprisant les femmes, ils se font également souffrir.

 

Davantage de bienveillance, de sincérité, de partage, d'échange, d'ouverture sur les autres... et sur soi-même.

 

C'est ainsi que ce concept m'est apparu : "Happy Feminism". Il ne revêt pas une seule réalité. Il est le reflet de la diversité qui fait la richesse du monde moderne. Il n'a pas une seule signature. Il se vit, se traduit, par et pour chacun et chacune, à sa manière. Il est furieusement optimiste. Il aime les gens. Il aime le monde. Il aime la vie.

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