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Modèle du bonheur ou bonheur du modèle ? Et en bonus : Fuck le pitch !!! (pas la brioche)

April 2, 2016

Avez-vous remarqué comme on a tous besoin de modèles ? Vous êtes-vous déjà fait cette réflexion : tiens, c'est marrant, avant j'idéalisais tellement ce mec-là / cette fille-là et puis maintenant... bof ?

 

 

Depuis l'enfance, on est bercé par une espèce d'obligation de s'identifier à des modèles.

 

C'est bien sûr tout à fait naturel, de s'identifier à certains modèles, pour se construire, en faisant comme, puis en faisant contre à l'adolescence... Les modèles sont d'abord piochés directement dans l'entourage et puis, en grandissant, on fait redescendre ses parents de leur piédestal, pour rêver de DEVENIR. Devenir autrement que ses parents, devenir mieux, devenir une star. Qui n'a pas eu sa chambre débordant de posters transpercés de PataFix suintant, me jette la première pierre...

 

On passe donc d'un modèle "comme soi" (le père ou la mère, à qui l'on ressemble jusque physiquement en général), à un modèle complètement "hors soi" : la star, le mannequin, la chanteuse, l'actrice, le footballeur... Un modèle a priori parfaitement inaccessible et inatteignable. C'est une période d'émotions intenses, de chamboulements physiques, de certitudes "inamovibles" ébranlées par une simple remarque, de questionnements, de doutes... Comme si, au moment de se demander qui on est et qui on voudrait devenir, on cherchait la solution tellement loin de soi, qu'on n'était pas près de la trouver (peut-être parce qu'on n'est pas PRÊT à la trouver). Comme si, la perspective d'éventuellement NE PAS DEVENIR UNE STAR, jetait un voile tellement sombre sur son avenir, qu'on se mettait une pression de dingue en oubliant de chercher plus près, beaucoup plus près, tout près de soi, qui on est et qu'est-ce qu'on aime dans son for très intérieur.

 

Puis vient le temps où "attends, c'est booon, les chanteuses pour ados en fleurs, c'est plus de mon âge !". Bref, le temps où on cherche à nouveau ses modèles dans son entourage, mais toujours hors de chez soi. Parce que c'est trop riiiiingue d'avoir comme modèle des gens de sa famille, non mais atteeeeeends. Peut-être bien que ces deux périodes se chevauchent d'ailleurs en partie : j'admire des stars ET j'admire Fanny parce qu'elle a toujours des jeans trop cheeeers et des chaussures trop claaaaasses. C'est un mélange de pragmatisme et de renoncement. Dans la vraie vie, c'est sur Fanny qu'on peut copier, c'est bien plus facile de voir comment elle fonctionne de près, que de tout connaître des manières d'Hélène et les garçons (pardon, référence périmée) de Violetta en mode quotidien. On commence de plus à comprendre que, bizarre, aucun dénicheur de talents ne nous a encore trouvé, et que notre avenir en tant que chanteuse/actrice/ce que vous voulez, s'obscurcit au fur et à mesure qu'on prend des années et qu'on reste bêtement dans le circuit traditionnel des études.

 

Qu'est-ce qui se passe ensuite ? Ensuite on vieillit. On prend quelques claques. Premiers échecs, premiers deuils, premières déceptions. Putain, c'est ça la vie, en fait ?

 

Et on renonce pendant un temps à tous les modèles qui nous feraient un peu trop rêver.

 

On se raccroche uniquement à du pratico-pratique. On commence à construire un modèle de vie, qu'on espère pouvoir estampiller "modèle du bonheur". On le customise. On y fait rentrer au chausse-pied tel couple parce qu'ils ont tellement l'air de s'éclater + un mec qui a l'air d'avoir réussi à partir de rien genre Steve Jobs (référence périmée - bis) Mark Zuckerberg : hé oui, la seule star qu'on s'autorise à bader (au sens années 80 du mot), c'est quelqu'un qui nous ressemble physiquement MAIS qui a eu l'idée du siècle et qui a tellement de thune, qu'il paraît qu'il se sert de billets de 500 pour faire des maquettes de Tour Eiffel.

 

On y intègre un peu de son passé. Mais on se refuse aussi à assumer tout ce qui ne serait pas suffisamment "clean", propret, brillant. On refuse de voir qui on a été jusque-là et surtout on s'échine à bien enfouir qui on voulait être ado, parce que ça, c'était juste du rêve. On s'enferme volontairement dans des cases. On remplit gaiement des Cerfa. On laisse s'empiler tout l'administratif à la con qui régit une vie normale d'adulte normal. On s'échine à travailler la putain de présentation de ce qu'on fait comme boulot, pour pouvoir l'expliquer dans le grand monde en un éclair ET hypnotiser tout le monde avec :

 

FUCK LE PITCH !!! (pas la brioche)

 

Parenthèse | Digression | Alerte craquage : vous avez remarqué ??? personne ne cherche à savoir QUI vous êtes. Tout le monde s'en fout royalement. Vous n'ÊTES pas. D'abord, vous devez FAIRE. Produire. Vendre. Rapporter. Alors même que plus aucun métier contemporain "normal" ne peut plus être expliqué ET compris en moins de 5 minutes, on nous bourre le mou pour travailler une préz' de 20 secondes, que personne ne comprendra de toute façon, et qu'il faudra donc s'évertuer à ré-expliquer dans le détail pendant (bien plus de) 5 minutes. En fait on nous fait faire du teasing. De la pure com' en réalité. Rien de très naturel. Dehors le spontané. On veut du suspense. On veut du machin qui claque. Faut que ça te place au-dessus du lot. Se mettre au-dessus du lot (pour quoi faire ?) en moins de 20 secondes (c'est bon, t'as pas la pression). Je crois qu'un pitch construit dans les normes du pitch est malheureusement l'antithèse de la sincérité. On peut faire un pitch marrant, décalé, tout ce qu'on voudra. Ça restera un truc préparé, mâché, rabaché, chewin-gummé, recraché quand il n'a plus de goût. Et un pitch ressassé, ça perd assez vite son goût.

 

Révélation : je HAIS cette CASE supplémentaire qu'on est en train de créer autour de nous, qui consiste à nous obliger à dire CE QU'on fait en moins de, allez, 20 secondes, parce qu'ensuite, vous perdrez l'intérêt de votre interlocuteur, désolé. Je voudrais simplement qu'on laisse les gens raconter QUI ils sont. Quelles sont leurs envies, leurs rêves de gosses, ce qui les fait marrer, leurs peurs... Je crains que cette révélation à laquelle nous venons tous d'assister ensemble (enfin, à l'heure qu'il est, surtout moi avec moi-même :-) ), ne me fasse prochainement répondre à quelqu'un qui me jetterait naïvement son pitch à la figure, en s'excusant d'avoir dépassé de 3 secondes le délai officiellement imparti : je m'en fous. Je m'en cogne. Ça ne m'intéresse pas. Par contre, vous êtes qui ? ça, ça m'intéresse. [Alerte fin de digression].

 

En fait, je crois qu'on a besoin toute sa vie de modèles. Ils nous aident à avancer, parfois nous apportent des éclairages. On a tous besoin de trouver son, ou plutôt ses coachs. Parce que oui, je suis persuadée que derrière le mot coach on trouve en fait surtout un modèle, une personne qui est une référence pour quelqu'un. Certains diront : "à tort ou à raison". Peu importe. L'important c'est de trouver ses points d'appui

 

Il me semble que l'essentiel, pour vivre bien et, soyons fous, pour vivre heureux, c'est de s'autoriser à faire évoluer ses modèles, sans pour autant renier ceux qui nous ont servi auparavant. Se trouver un nouveau modèle, c'est passer à une étape, si ce n'est "supérieure", du moins "d'après". Mais effacer toutes les étapes précédentes serait contre-productif : nos bases chancelleraient bien vite. Oser être soi, c'est accepter qui nous a servi de référence par le passé, c'est savoir qu'on peut aussi être (et qu'on est, sans doute) une référence pour quelqu'un (peut-être sans le savoir), et c'est chercher de qui on a envie de s'inspirer pour progresser, grandir, vivre mieux.

 

Nos modèles, en tant qu'adultes souhaitant évoluer, ne peuvent donc sans doute pas rester nos modèles d'ados. Ils se trouvent sans doute plus près de nous. Dans notre entourage familial, amical, professionnel... Vous admirez quelqu'un de connu ? Aucun problème, pourvu qu'il vous inspire. Positivement, je veux dire. Pour ce qu'il est dans son dedans, ou du moins pour ce que vous croyez percevoir de son dedans. Fake ou pas, peu importe, pourvu qu'il vous apporte quelque chose. L'essentiel est d'éviter de poursuivre un idéal de vie qui ne sera jamais le nôtre. De toute façon, rien que cette expression : "idéal de vie", est bourrée de non sens. Elle met tellement de pression. "C'est quoi, votre idéal de vie ?". Ben, je sais pas, que les gens que j'aime, m'aiment, que jamais personne que j'aime ne meure, que j'aie beaucoup d'argent, que je fasse plein de voyages... Bref, vous avez compris. Un monde sans malheur qui n'est celui de personne.

 

Et si on laissait à nos modèles la possibilité de l'échec ?

 

Parce que, oui, quelqu'un à qui tout semble réussir, ça se casse la gueule aussi, comme tout le monde. Votre modèle chute ? Changez-en si vous êtes déçu. Mais gardez-le comme modèle et vous vivrez bien mieux dans vos baskets. Desserrez les lacets. Pardonner à quelqu'un en qui on croit, qui nous sert d'appui, de s'être trompé ou d'avoir choisi un chemin qu'on ne lui comprend pas, c'est s'autoriser soi-même à évoluer, à assumer ses difficultés et à poursuivre son chemin avec davantage d'assurance.

Arrêtons de courir après un modèle unique de réussite. Cessons de chercher le modèle du bonheur. Il n'existe pas. Le seul modèle du bonheur qui vaille, c'est le mien, le tien, celui qu'on se choisit, qui nous ressemble, celui qui nous permet d'ÊTRE qui on est.

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